L’extrême droite au pouvoir

On voit partout sur les chaînes d’info et les chaînes grand public des images de vitrines saccagées, de voitures en feu, de rues dévastées avec des commentaires de journalistes qui ne disent pas grand-chose de la réalité de la situation et ensuite des propos indignés de diverses personnes bien habillées qui glosent sur la violence et qui poussent même le cynisme jusqu’à déclarer que ces violences desservent la « juste cause » des lycéens.

Mais d’où vient cette violence ? La première violence est celle de l’État qui ne fait que travailler à dégrader les conditions d’existence de la majorité de la population au profit d’une infime minorité. La deuxième violence vient effectivement de quelques bandes de casseurs qui, depuis toujours, profitent des mouvements de masse pour se livrer au « plaisir » du pillage et de la baston.

Mais on a vu aussi des mouvements de masse où il ne passait rien de tel. Parce que, jusqu’à récemment, on avait une police compétente qui savait très bien isoler et neutraliser ces bandes et donc il n’y avait aucun spectacle de désolation à filmer et à montrer à la télévision. Mais comme ça arrange le pouvoir de montrer des images effrayantes pour détourner l’attention des problèmes de fond, et bien il donne les consignes pour que ça se passe mal.

Ce n’est pas tout à fait nouveau, le ministre Darmanin en avait déjà fait une sanglante démonstration à Sainte-Soline. Ce qui est nouveau c’est que les « forces de l’ordre » envoyées sur le terrain ne sont plus des gardiens de la paix mais des amateurs de bagarres pour qui toutes les cibles sont bonnes à prendre, de l’adolescent à terre à l’élu auquel on arrache son écharpe tricolore.

C’est l’exécutif en place qui autorise ces horreurs. Mes chers compatriotes, n’ayons plus peur de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir : elle y est déjà.

Les insupportables manœuvres d’un gouvernement aux abois

La faute morale de l’utilisation du 49-3 pour faire passer une réforme majoritairement refusée par les Français et la représentation nationale a été abondamment commentée, je n’y reviendrai donc pas. Que le peuple continue de marquer sa réprobation, surtout après l’incroyable intervention télévisée de celui qui ne sait pas descendre de son Olympe, est rassurant quelque part. Que cette indignation populaire donne lieu à d’insupportables violences policières est inquiétant.

Mais un degré supplémentaire dans la turpitude a été franchi hier avec ce qui s’est passé à Sainte-Soline. Comme l’a souligné la Ligue des droits de l’homme, il était déjà anormal que cette manifestation soit interdite. De constater ensuite que l’exécutif met en place une mise en scène de violences dues à des « manifestants » pour justifier les violences policières de ces derniers jours est effrayant. Alors que nous avons une police et une gendarmerie nationales compétentes, qui savent faire ce qu’il faut pour que « ça se passe bien », ne pas s’exposer inutilement et protéger leur matériel, c’est un autre scénario qui avait été choisi par le ministre de l’intérieur.

Et s’il y a eu des véhicules de gendarmerie incendiés c’est bien parce que le commandement l’a voulu. Pourquoi ces véhicules étaient placés de cette façon ? Pourquoi rien n’a été fait pour arrêter ces feux ? Les gendarmes n’ont pas d’extincteurs, pourtant obligatoires dans les véhicules de transport en commun ? Non, c’était pour que des chaînes de télévision complaisantes puissent mieux filmer ces véhicules en train de brûler, en espérant que cela contribue à retourner l’opinion publique contre les manifestants. Mais la perte de crédibilité de ce gouvernement est telle qu’il risque d’en falloir un peu plus. Perspective qui n’est pas rassurante du tout…

L’écologie encore et toujours détournée

La préfecture de police a-t-elle le sens de l’humour ou pratique-t-elle le cynisme ? En tous cas, à l’occasion de cette belle manifestation pour le climat du 16 mars, on a encore pu constater que des fonds publics qui étaient normalement destinés pour l’écologie ont été utilisés à d’autres fins : ci-dessous une photo montrant qu’une camionnette devant lutter contre la pollution a en fait été utilisée pour une opération de maintien de l’ordre, deux domaines qui ont peu de choses à voir…

contrôles antipollution