Que quelqu’un détienne une même responsabilité politique pendant plus de 30 ans, même si c’est la meilleure des personnes, ce n’est jamais bon pour la démocratie. Luc Strehaiano est maire de Soisy depuis 1995 et occupe de nombreuses autres fonctions : président de la communauté d’agglomération, premier vice-président du conseil départemental et il se retrouve également à la tête de plusieurs syndicats, autre cumul malsain.
Pour la première fois depuis longtemps, il n’a pas été réélu dès le premier tour. 34 %, ce n’est pas très glorieux pour un maire sortant. Mais, avec le maintien de trois autres listes au second tour, il risque de repasser encore, même si c’est avec une majorité très relative.
Avec 15 %, Omar Bekare a perdu plus de 3 points par rapport à son score de 2020 et David Corceiro plus de 4 points. Malgré tout, l’un comme l’autre continuent de tenir un discours comme quoi ils seraient en capacité de battre le maire sortant. Cette façon de prendre les électeurs pour des imbéciles avec des propos trompeurs est insupportable.
La seule façon de mettre fin à tous les cumuls de Luc Strehaiano, c’est de voter pour Nicolas Naudet, qui a obtenu un très honorable 27 %. Alors certes voter pour un candidat de droite n’est pas quelque chose de naturel pour moi — mais il y a déjà eu le vote Chirac en 2002 pour contrer Le Pen —, malgré tout ce sera mon choix le 22 mars.
Alors, certes, il ne mènera pas une politique qui me conviendra mais sa victoire sera quand même une bonne chose pour la démocratie et au moins il mettra fin aux sens interdits aberrants mis en place par Luc Strehaiano. Quand un maire se met à agir pour satisfaire ses lubies personnelles contre l’intérêt général, il est grand temps de l’envoyer à la retraite.
