Nupes ? Oups !

Je ne regrette rien du soutien que j’ai apporté à la constitution de la Nupes pour les élections législatives. Compte tenu de la situation à la fois tragique et baroque à l’issue de l’élection présidentielle, c’est ce qu’il y avait de plus intelligent à faire et cela a permis que les différents courants de la gauche soient représentés a minima à l’Assemblée nationale.

Mais maintenant il convient d’en rester là ! L’ADN politique hégémonique, centralisateur et autoritaire de LFI est pénible au niveau national mais ne prête pas vraiment à conséquence. En revanche, il est intolérable quand il vient en soutien aux régimes qui sont une menace de plus en plus évidente pour les démocraties. Après avoir voulu faire croire que l’Ukraine pouvait être une menace pour la Russie, voilà que Jean-Luc Mélenchon trouve légitime la prétention chinoise de remettre Taïwan sous sa coupe. Pour y démanteler les institutions démocratiques comme elle le fait à Hong Kong ?

Historiquement, culturellement et économiquement, la Russie et la Chine sont de grandes nations. A quoi peut leur servir d’étendre encore leur pouvoir sur de nouveaux territoires ? Qui peut oser dire que les 23 millions de Taïwanais et les 44 millions d’Ukrainiens n’ont pas le droit de vivre en paix avec les institutions démocratiques qu’ils ont choisies ?

Soutien à Gabrielle Cathala dans la 6e circonscription

Le vœu que je formais ici même dès le lendemain du premier tour de l’élection présidentielle a été entendu : tous les partis de gauche se sont mis d’accord pour ne pas être en concurrence aux élections législatives et ont même fait mieux que ça puisqu’ils ont construit ensemble un programme de gouvernement, programme de nature à rendre l’espoir à tous ceux qui pensent qu’il est urgent d’apporter des réponses à la crise sociale et au dérèglement climatique.

Certes, la répartition des circonscriptions entre les différentes formations n’est pas équilibrée, LFI s’attribuant une part qui n’est pas celle de sa réelle représentativité. Mais là n’est pas le plus important, l’essentiel étant l’accord sur 95 % des mesures à prendre dès les premiers jours de la mise en place d’un gouvernement de gauche.

Dans notre circonscription c’est Gabrielle Cathala, jeune militante de LFI, qui a été désignée par son parti. Mais, fait suffisamment rare pour être souligné, elle a désiré que la suppléance revienne à une autre composante, en l’occurrence à Catherine David qui avait été la candidate initialement investie par EELV, ce qu’elle a accepté après consultation des militants écologistes locaux.

Cette symbolique a apporté une indéniable dynamique à cette campagne et tous les militants LFI, EELV, PS, PC et Générations font part de leur plaisir à travailler ensemble, répondant ainsi au vœu majoritaire du peuple de gauche. Pour la première fois depuis longtemps, et face à la droite divisée, la gauche peut espérer remporter cette 6e circonscription.

La dignité retrouvée

Peut-être après avoir lu mon blog, le maire a réagi à l’indécence qu’il y avait à ce que, cette année, le drapeau russe pavoise à côté des autres drapeaux alliés comme tous les 8 mai et, au dernier moment, il a fait baisser celui-ci de quelques centimètres. Peu de chose, diront certains, mais ce geste symbolique montre que nous ne sommes pas indifférents à ce qui se passe en Ukraine et c’est bien de l’avoir fait.

Le drapeau qui fait honte à Soisy

Depuis plus de soixante-dix ans, à l’occasion du 8 mai toutes les communes de France font des cérémonies où pavoisent les drapeaux des nations qui ont contribué à vaincre le nazisme. Aux côtés du drapeau français pavoisent ceux des États-Unis, du Royaume Uni, de la Belgique et de l’Union soviétique. Après l’éclatement de l’empire soviétique, en fonction des accords internationaux, c’est le drapeau russe qui a remplacé celui de l’URSS.

Rien à redire jusqu’à l’année dernière. Mais comment peut-on aujourd’hui, en pleine agression sauvage de l’Ukraine par la Russie, oser hisser le drapeau russe devant la mairie d’une commune française ? C’est pourtant ce que fait sans états d’âme le maire de Soisy-sous-Montmorency. Peut-être va-t-il dire que la loi l’y oblige. Mais il y a des cas où l’honneur commande de ne pas respecter la loi à la lettre, le peuple ukrainien mérite bien cette marque infime de notre soutien.

Le vote Macron pour défendre l’Ukraine

Comme Yannick Jadot l’a demandé hier soir, le 24 avril je voterai Emmanuel Macron sans hésiter alors qu’il représente à peu près tout ce que je combats depuis des années. Mais , si Marine Le Pen arrivait à la présidence de la République :
— ses premières mesures xénophobes ne feraient qu’aggraver le climat de violence qui est déjà bien préoccupant ;
— quand l’extrême droite prend le pouvoir, même légalement, elle ne le rend jamais ;
— ses accointances avec les autocrates russe et hongrois affaibliraient l’Europe dans son soutien à l’Ukraine face à la guerre sauvage menée par Vladimir Poutine. En défendant son territoire et son peuple martyr, l’Ukraine défend toute l’Europe et notre conception de la démocratie.

Ce vote sera donc juste un vote de protection immédiate, et en aucun cas une autorisation à poursuivre l’agrandissement de la fracture sociale et à tolérer son inaction sur le dérèglement climatique. Mais, après cette farce lugubre de l’élection présidentielle qui s’apparente de plus en plus à un jeu de télé-réalité avec cette notion de « vote utile », nous devons faire en sorte que les élections législatives qui vont suivre soient l’occasion de faire un vote de conviction. Ainsi, les candidats écologistes, socialistes, communistes et d’extrême gauche feront des scores bien plus en phase avec les aspirations du pays. Et le total des voix de gauche — voix de gauche indispensables à Emmanuel Macron pour être réélu — est supérieur à celui qu’il a fait sur son nom.

Il faut que demain toutes les forces de la gauche sachent se parler et proposer des candidatures uniques dans toutes les circonscriptions dans le respect de la représentativité de chacun. Alors la gauche pourra gagner les législatives, installer l’un des siens à Matignon et imposer à Emmanuel Macron une cohabitation. Au point où nous en sommes aujourd’hui, c’est la meilleure chose qui puisse arriver au pays, à l’Europe et aux habitants de la planète !

Le vote utile à gauche c’est Yannick Jadot !

Le fan club LFI nous répète en boucle que le vote utile à gauche c’est Jean-Luc Mélenchon. Mais utile à quoi ? Pour que la gauche soit présente au second tour, nous répond-on. Même en admettant que Mélenchon soit de gauche, qu’est-ce que cela apporte au peuple de gauche qu’il soit à un second tour où il n’engrangera qu’un faible nombre de voix supplémentaires tant nombre de ses positionnements sont incompatibles avec les valeurs de la gauche ?

Pour ceux qui s’interrogeaient encore, toutes ses déclarations soutenant les agissements de Poutine le discréditent complètement aux yeux de tous ceux pour qui les valeurs humanistes veulent encore dire quelque chose.

Du fait de tous les renoncements du PS, il n’y a plus que EELV qui porte assez haut les valeurs qui historiquement ont été portées par la gauche. Le seul donc aujourd’hui en capacité de battre la droite et Emmanuel Macron au second tour, c’est Yannick Jadot, qui pourra mettre immédiatement en œuvre les mesures sociales et environnementales qui deviennent de plus en plus urgentes.

La difficulté est d’accéder au second tour, mais les dernières élections européennes et municipales ont montré que les écologistes savaient déjouer les sondages et créer la surprise.

Les communistes français toujours aussi aveugles face à la Russie

Comme aux plus beaux jours de l’URSS, le Parti communiste français est toujours aussi fort pour manier la dialectique et tordre la vérité afin de justifier l’injustifiable.

Hier au rassemblement place de la République en soutien au peuple ukrainien, le PCF distribuait un tract où, après avoir condamné pour la forme la décision de Poutine d’une opération militaire russe en Ukraine, détourne complètement les problèmes et, de facto, fait le jeu de Poutine.

On lit entre autres : « La responsabilité collective revient aussi à tous ceux qui ont nourri le feu de la confrontation aux portes de la Russie en laissant entendre que l’Ukraine pouvait intégrer l’Otan ». Comme s’il était imaginable que l’Ukraine attaque la Russie ! (dans le passé ça a toujours été le contraire, et l’Ukraine a rétrocédé sa force de frappe nucléaire à la Russie).

Et sur le même tract : « Ce désastre pouvait être évité. L’histoire jugera ; dans l’immédiat, il est indispensable de protéger les populations civiles des deux côtés de la ligne de front. » Comme s’il y avait une ligne de front, alors qu’il y a juste des agresseurs et des agressés ! Et si ligne de front il y avait ce serait toujours des populations civiles ukrainiennes puisque l’Ukraine n’a pas mis un pied en Russie.

Une fois de plus les extrêmes se rejoignent, puisque l’on retrouve les mêmes complaisances de l’autre côté de l’échiquier politique. Contrairement à ce que certains disent, il y a des divergences à gauche qui sont insurmontables.

La quête du député

Celui qui est devenu député de la 6e circonscription du Val-d’Oise uniquement parce qu’il a été au bon endroit au bon moment a envoyé tous azimuts un mail pour, dit-il, recueillir l’avis des électeurs sur la problématique de la légalisation du cannabis.

Donc M. Corceiro n’aurait pas d’avis sur la question ? C’est grave qu’un représentant politique au niveau national n’ait pas d’avis sur une question sociétale de cette importance qui occupe le débat public depuis des années ! Et voudrait-il nous faire croire qu’ il portera à l’Assemblée l’avis des citoyens de la circonscription ? Alors que nous savons bien qu’au final il votera comme son groupe lui dira de faire ?

Non seulement c’est un élu qui ne sert à rien, mais c’est un dévoyeur de la démocratie : non, M. Corceiro, un député n’est pas là pour « faciliter votre quotidien » comme vous le proclamez dans votre signature et jouer le rôle d’une espèce d’assistante sociale en espérant des suffrages en retour. Un député est là pour voter des lois permettant de faire face aux défis écologiques et sociaux de notre temps. Pour cela, on voit bien que l’on ne peut pas compter sur vous.

Le bio ne doit pas être un argument commercial

Les messages qu’essayent de faire passer les écologistes depuis des années commencent à être entendus, il n’y a quasiment plus aucune publicité — quel que soit le produit à promouvoir — sans une référence à l’écologie. Mais, hélas, ça ne change pas les mauvaises habitudes pour autant, comme le montre l’exemple ci-dessous :

Mettre un bandeau autour de chaque fruit est complètement inutile, cela ne fait que générer une pollution supplémentaire. De plus, faire faire des milliers de kilomètres à un produit entre son lieu de production et son lieu de consommation est une aberration écologique, aux antipodes de l’état d’esprit de ceux qui ont été pionniers dans la production d’une nourriture saine. L’avocat se cultive parfaitement dans le sud de la France, et on a encore plus de plaisir à le consommer quand vient la saison, plutôt que de l’avoir à disposition toute l’année avec un coût énergétique exorbitant.

Un produit bio ce n’est pas seulement un produit qui a été cultivé sans produits chimiques, c’est un produit qui a été cultivé avec le souci de la préservation du vivant sur la planète dans tous ses aspects et donc en supprimant tous les parasites dus à la marchandisation à outrance imposée par le capitalisme. Mais à nous tous aussi, consommateurs, de choisir les bons produits au bon moment !