Trottoir pas crottoir ?

« Nos trottoirs ne sont pas des crottoirs », c’est ce que disait Monique Battais au début du siècle en espérant que la formule ferait réagir la mairie. Un paquet d’années plus tard, la mairie réagit, mais non pas en offrant aux Soiséens la possibilité de garder nos rues le plus propres possible, juste en « décorant » les trottoirs de la ville avec cette affreuse mention :

Alors que la plupart des villes environnantes aménagent spécialement des espaces canins et/ou distribuent des sacs de ramassage, la ville est encore une fois incapable du moindre geste préventif destiné à faciliter notre vie, elle sait juste culpabiliser les propriétaires de chiens. Et quand ceux-ci se procurent par leurs propres moyens des sacs pour ramasser les déjections canines, qu’en font-ils après ? On peut faire des kilomètres dans les rues de Soisy sans trouver une seule poubelle sur son chemin !

Presse municipale : encore un exemple de la gestion désastreuse du maire

Soisy est certainement une des rares communes de France à publier deux journaux municipaux. La raison non avouée est qu’à l’origine cela permettait au maire de se dispenser de l’obligation de réserver un emplacement pour l’expression des élus minoritaires dans Soisy Infos qui paraissait tous les mois en arguant qu’ils pouvaient s’exprimer dans Soisy Magazine théoriquement trimestriel mais qui souvent ne paraissait que deux fois dans l’année.

Jusqu’au moment où le tribunal administratif a remis bon ordre et a obligé Luc Strehaiano à respecter la loi, c’est-à-dire à réserver un emplacement pour l’expression des élus minoritaires dans Soisy Infos.

Bien que d’une utilité douteuse, cela pouvait encore avoir un sens quand ces deux publications sont diffusées à des moments différents. Mais, le 15 juillet, les Soiséens ont eu la surprise de trouver les deux journaux en même temps dans leur boîte aux lettres ! Mauvaise gestion du timing donc, ce qui pourrait être pardonnable, mais surtout mauvaise gestion des finances communales puisque le désir d’information de la mairie coûte deux fois plus cher au budget municipal.

On a souvent tendance à croire que, au moins, la droite gère bien les finances. Mais à Soisy on a un exemple du contraire !

Si les sortants arrêtaient les mensonges, il y aurait peut-être moins d’abstentions aux élections

En général Luc Strehaiano sort un tract insultant ses adversaires le dernier jour de campagne avant les élections, leur ôtant toute possibilité de réponse.

Aujourd’hui, comme il l’a fait lors de sa première élection en 1995, il sort le dernier jour un tract pour tromper les électeurs.

Alors qu’il a écrit un texte avec Aziza Philippon disant « Nous sommes donc partisans de continuer l’étude de la réalisation de l’avenue du Parisis », il distribue, au moins à Montmorency, un tract voulant faire croire qu’il est contre le BIP, s’abritant derrière le fait que l’autre membre de son binôme participait à une liste qui était contre. Mais, entre la nouvelle venue et celui qui est premier vice-président du conseil départemental depuis des lustres et qui a toujours été pour le BIP, lequel va l’emporter ?

Avec de telles méthodes, il ne faudra plus s’étonner ensuite que les électeurs se détournent des urnes !

De la constance dans les convictions

Madame Aziza Philippon était candidate l’année dernière aux élections municipales sur la liste de Maxime Thory qui écrivait : « Nous sommes opposés au projet du BIP, qui couperait Montmorency en deux et serait source de fortes nuisances pour les Montmorencéens ».

Aujourd’hui candidate aux élections départementales en binôme avec Luc Strehaiano, elle signe un courrier où elle déclare : « Nous sommes donc partisans de continuer l’étude de la réalisation de l’avenue du Parisis ».

Comment voulez-vous que les citoyens aient ensuite confiance dans la représentation politique ?

Une étape de plus dans la déshumanisation franchie par Luc Strehaiano

Alors qu’il est incapable de fournir la moindre donnée chiffrée sur l’efficacité de sa vidéosurveillance, Luc Strehaiano en a rajouté une couche au conseil municipal du jeudi 20 mai en faisant voter par sa majorité et le reste de la droite le principe de la vidéoverbalisation avenue du Général-de-Gaulle. Cela veut dire que, si par exemple vous vous arrêtez sur un bateau pour mettre une lettre à la poste, un fonctionnaire depuis sa cabine de contrôle pourra vous mettre une prune que vous recevrez quelque temps plus tard par courrier.

Alors qu’il serait tellement plus efficace — aussi bien pour le stationnement que pour les autres problèmes — que ce fonctionnaire soit tout simplement présent dans cette avenue du Général-de-Gaulle ! La simple présence d’un uniforme est dissuasive et, si besoin, on s’explique entre êtres humains. Mais non, au lieu de tenter de régler les problèmes à la source, Luc Strehaiano préfère sanctionner de façon invisible, contribuant à rendre notre société de plus en plus violente.

Seule Catherine David, élue de la liste Soisy Respire, a voté contre cette escalade dans la déshumanisation de notre société.

Unis pour un Val-d’Oise écologique et solidaire

Dans le même état d’esprit que celui qui avait conduit à la création de Soisy Respire l’année dernière, les militants écologistes et socialistes du canton de Montmorency ont décidé d’unir leurs forces afin proposer aux Val-d’Oisiens une véritable alternative, crédible, à la politique destructrice en matière environnementale et égoïste en matière sociale de la majorité de droite du département.

Je serai moi-même titulaire avec Sandra Philippe, conseillère municipale minoritaire d’Enghien, nos remplaçants étant Yves Zuili, trésorier de la section PS de Montmorency, et Marion Lequeux, qui avait déjà participé activement à la campagne de Soisy Respire.

Le quarteron de généraux fait des petits et le successeur de De Gaulle reste muet…

« Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables. […] Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national. »

Ainsi s’expriment dans Valeurs actuelles une vingtaine de généraux à la retraite, et il a fallu quatre jours pour que la ministre des Armées commence à réagir ! Et juste par des tweets plutôt mesurés, alors que la publication d’un tel texte aurait dû faire entamer immédiatement la procédure de radiation de ces militaires à la retraite du cadre de réserve !

Que Marine Le Pen s’empresse de faire des risettes aux séditieux n’est pas le problème, même si on retrouve la même complicité qu’il y a soixante ans entre Le Pen et l’OAS. Non, ce qui est grave, c’est qu’il y a un appel au putsch susceptible de déclencher une guerre civile, et que le pouvoir ne cherche même pas à appliquer les lois contre ceux qui menacent de répandre le terrorisme !

Vingt ans après…

Vingt ans après, et même plutôt vingt-six ans après les premières promesses de Luc Strehaiano, l’espace culturel commence enfin à sortir de terre. La construction de cet espace culturel faisait partie des promesses de campagne pour les élections municipales du candidat Luc Strehaiano en 1995, puis de nouveau en 2001, puis encore en 2008 et en 2014, et puis enfin en 2020. Maintenant que le chantier a commencé, on peut espérer que ce lieu de rencontres au service des Soiséens ouvrira réellement ses portes au cours du cinquième mandat de celui qui n’a pas besoin de tenir ses promesses pour être réélu, même s’il ne s’en est fallu que d’un cheveu la dernière fois…

On pourrait voir dans ce triste exemple un argument pour ne pas limiter les mandats dans le temps comme le réclament les citoyens qui sont réellement soucieux de la vivacité de la démocratie. Pourtant, si cette préconisation avait été appliquée, l’espace culturel aurait pu nous offrir plein de belles choses bien avant la pandémie !

Pour ou contre la gare en pleins champs, la vraie ligne de partage politique

Depuis que je milite, la frontière entre la gauche et la droite a toujours eu pour moi une forte réalité. Schématiquement, la gauche défendait l’intérêt général dans la mesure où les plus défavorisés formaient l’immense majorité de la population, et la droite défendait des intérêts particuliers, ceux des plus favorisés qui étaient une minorité.

Cette frontière a commencé à devenir plus floue quand, sous le quinquennat Hollande, j’ai vu que Angela Merkel se prononçait clairement pour l’arrêt du nucléaire et avait un discours généreux envers les immigrés qui affluaient du Moyen-Orient, tandis que le prétendûment socialiste François Hollande continuait dans ses délires nucléaires avec l’EPR et restait fermé à tout réel accueil des populations en détresse.

Aujourd’hui, la ligne de partage est toujours entre ceux qui défendent l’intérêt général et ceux qui défendent des intérêts particuliers. Mais la notion d’intérêt général s’est sensiblement élargie, à savoir qu’elle comprend l’ensemble des humains vivant sur Terre et pas seulement la majorité la plus défavorisée, mais surtout parce qu’elle prend aussi en compte les générations futures.

Parmi tous les problèmes écologiques qui se posent à la planète, celui du réchauffement climatique est central. Nous avons pris trop de retard, l’heure n’est plus aux tergiversations et aux demi-mesures, il faut un complet changement d’état d’esprit qui se traduise immédiatement par des réalisations concrètes. Les excellentes terres agricoles du Triangle de Gonesse offrent l’opportunité de mettre en place un projet qui répond aux besoins d’aujourd’hui, le projet Carma. Mais ce projet ne pourra voir le jour si, au milieu de ce site exceptionnel, se construit une gare ne desservant aucun habitant !

C’est pourtant à cette gare au milieu des champs que s’accrochent bien sûr la droite mais aussi hélas bon nombre d’élus socialistes de l’est du département. Après avoir défendu les projets les plus destructeurs (circuit de formule 1, Europacity), ils reconnaissent aujourd’hui que, finalement, Europacity n’était peut-être pas une si bonne idée que ça mais, contre toute logique, ils continuent à vouloir leur gare, au nom d’un développement économique qui ne développe rien du tout sinon des nuisances et au nom de la création d’emplois qui, on l’a maintes fois vérifié, est complètement illusoire et mensongère.

Cette vision nous conduit droit dans la tombe. Il est impossible de construire quoi que ce soit pour un avenir que nous continuons à espérer radieux avec des élus ou des candidats gardant ces schémas de pensée qui ont fait la preuve de leur nocivité. Se prononcer aujourd’hui pour la gare en pleins champs, c’est révélateur d’un état d’esprit qui est complètement dépassé, c’est la vraie ligne de partage entre ceux qui continuent à nous envoyer dans le mur et ceux qui prennent la défense du bien commun assurant l’avenir des générations futures.

La grande illusion du budget participatif

Après vingt-cinq ans de mandat, M. Strehaiano se dit que ça serait bien de mettre un peu plus de démocratie dans la gestion de la ville, et il a attrapé au vol l’idée qui est à la mode depuis déjà plusieurs années, le budget participatif !

Mais c’est vraiment pour amuser la galerie : sur un budget municipal de plus de 38 millions d’euros, il y a 100.000 euros réservés aux projets des Soiséens. C’est-à-dire que cette démocratie annoncée à grands cris s’exerce à hauteur de 0,26 % ! Les Soiséens apprécieront… Et encore, après il faut que ça passe par le filtre des services municipaux ! Que va-t-il rester au bout du compte ?

La démocratie ce n’est pas amuser les citoyennes et les citoyens avec des hochets. La démocratie c’est que la population soit réellement associée aux projets structurants , en matière d’urbanisme par exemple. Mais, quand il s’est agi de déplacer l’école maternelle Emile-Roux il y a vingt ans, M. Strehaiano n’a tenu aucun compte de l’avis des parents d’élèves, il a décidé tout seul.