A l’Élysée comme à Soisy, la gauche peut gagner !

Ce regain d’optimisme me vient après la déclaration d’Olivier Faure hier soir comme quoi il est candidat à l’élection présidentielle. Certes, je suis toujours écologiste et j’approuve la démarche et la décision de mon parti de présenter à l’élection cette excellente candidate qu’est Marine Tondelier. Mais, moins que jamais, l’heure n’est pas à la langue de bois, et il faut bien avouer que ses chances d’accéder au second tour sont assez limitées.

Aussi, le seul réel espoir de voir la gauche l’emporter se trouve vers la gauche sociale-démocrate et donc celui qui remportera la primaire organisée par le Parti socialiste et Place publique. Si Raphaël Glucksmann est pour l’instant le favori de cette primaire, je crois néanmoins que ses chances de l’emporter au second tour face à l’extrême droite sont assez limitées à cause de son rejet viscéral de LFI. Ce rejet peut se comprendre, mais il y a bon nombre de militants et d’électeurs qui ne lui pardonneront pas.

Il en va tout autrement d’Olivier Faure qui, en vieux militant expérimenté, sait œuvrer, dans les moments cruciaux, au rassemblement de la gauche, de toute la gauche. Il ne s’enflamme sans doute pas comme son compétiteur, mais il a la sagesse de celui qui connaît la force du collectif et la détermination de celui qui a milité dans les milieux populaires et les classes moyennes. Alors que Glucksmann, de part ses origines sociales et son parcours, se prend un peu trop pour l’homme providentiel. Fasse que les militants du PS ne s’y trompent pas !

Tout comme à Soisy où les errements du PS depuis vingt-cinq ans ont fait beaucoup de dégâts. Pourtant certains de ses militants voient juste. Et quand tous les citoyens de sensibilité de gauche trompés par le double discours d’Omar Bekare auront compris qu’ils sont dans une impasse, nous pourrons construire un Soisy socialiste et écologique.