Non, Nicolas Naudet n’a pas augmenté son indemnité de 173 %

Il fait partie des missions d’un élu municipal minoritaire de critiquer la majorité. Mais quand il le fait en présentant les choses de façon complètement tordue comme vient de le faire Omar Bekare avec son « journal » le Soiséen.info, c’est surtout la confiance des citoyens envers leurs élus, toutes tendances confondues, qui en prend un coup et c’est dangereux pour la démocratie.

Du fait de ses nombreuses fonctions, Luc Strehaiano était touché par la loi sur le plafonnement des indemnités. Percevant environ 7.000 € par ailleurs, il avait choisi de diminuer celle versée par la ville, la ramenant à 1.506 €. Donc la réalité, si on parle de la fonction, c’est que le maire de Soisy d’avril 2026, avec 4.110 €, touche deux fois moins que le maire de Soisy de février 2026 !

Si on parle de la personne, Nicolas Naudet touche certes plus en tant que maire que lorsqu’il était adjoint, mais ce n’est évidemment pas la même charge qui pèse sur ses épaules. Le choix d’arrêter son activité salariée (et donc de ne pas cumuler salaire-indemnité) est plutôt tout à son honneur parce que Soisy mérite bien d’avoir un maire qui se consacre entièrement à elle.

Mais que des médias nationaux comme LCI relaient ce genre de manipulations sans procéder aux vérifications nécessaires, c’est également très inquiétant.

Les eaux troubles des prochaines élections municipales

Monsieur Omar Bekare ayant envoyé à des anciens membres de la liste Soisy Respire un mail présentant un certain nombre d’événements de façon complètement déformée, il convient de rétablir, en toute transparence, un certain nombre de faits.

Il déclare qu’il a fait les campagnes municipales de 2008 et 2014 avec Laura Bérot en oubliant de dire qu’en 2008 c’était moi la tête de la liste d’union de la gauche où Laura Bérot n’était qu’en 4e position. Et, s’il était directeur de campagne de Laura Bérot en 2014, pourquoi celle-ci en 2019 est-elle venue trouver, accompagnée de la direction locale du PS, la direction locale d’EELV pour proposer à Catherine David de mener une liste d’union de la gauche alors qu’elle savait qu’Omar Bekare allait présenter sa propre liste ?

Peut-être parce qu’elle savait déjà qu’il était impossible de travailler avec Omar Bekare : pour preuve, trois femmes et un homme qui étaient sur sa liste ont rapidement renoncé à siéger au conseil municipal, le deuxième homme quittant son groupe et se déclarant indépendant. Cinq personnes donc, qui ont renoncé à continuer de le suivre.

Il déclare aussi qu’il a lancé un média en ligne, « LeSoiseen.info » qui revendique aujourd’hui près de 5.000 abonnés sur la commune. Je compatis au désespoir de ces 5.000 abonnés qui, de novembre 2021 à mai 2025, n’ont eu aucun nouvel article dans leur « journal » favori. Ont-ils réclamé le remboursement de leur abonnement ?

Omar Bekare affirme aussi qu’il m’avait contacté en 2020 pour aller ensemble au premier tour. C’est faux. Mais, si cela avait été vrai, j’aurais effectivement refusé parce que je ne peux pas travailler avec quelqu’un qui n’hésite pas, comme il l’a fait en 2013, à caviarder les photos pour réécrire l’histoire.

La suite de son mail où il se donne le beau rôle n’est que le reflet de sa réalité, mais c’est trop gazeux pour pouvoir porter une contradiction. En revanche, alors que quelqu’un lui a visiblement transmis mon mail, il ment quand il dit que je laisse entendre que les anciens de Soisy Respire ont soutenu massivement la démarche de s’allier avec David Corceiro. J’ai écrit : « celles et ceux parmi vous qui ont répondu ont admis qu’effectivement il fallait sans doute en passer par là même si cela n’avait rien d’enthousiasmant ». Cela n’a rien d’un soutien massif.

Je n’ai pas non plus écrit que je voulais « sauver la gauche », mais « pouvons-nous accepter que la gauche soit totalement absente des prochaines élections municipales à Soisy ? » Parce que, si Omar Bekare avait été de gauche, pourquoi le PS serait-il venu nous chercher en 2019 ? Ce Parti socialiste qu’il a quitté après quelques années parce qu’il n’a pas obtenu le poste fédéral qu’il convoitait… Et se réclamer de gauche auprès de certains tout en s’affichant publiquement « sans étiquette », est-ce une façon honnête de faire de la politique ?

Résolument militant écologiste, j’ai toujours défendu l’union de la gauche, de nombreux dirigeants socialistes val-d’oisiens anciens ou actuels comme Didier Arnal, Alain Richard, Rachid Temal ou Romain Eskenazi peuvent en témoigner. Cette volonté s’est hélas souvent heurtée localement à l’ego de certain-es. C’est toujours le cas aujourd’hui, alors que moi cela fait sept ans que je ne revendique plus rien pour moi-même.