Ne pas tomber dans le piège du TCSP de l’Avenue du Parisis

Comme il l’avait annoncé en séance, le président du conseil général Arnaud Bazin est allé rencontrer Jean-Paul Huchon pour tenter de le persuader de revenir sur l’inscription de l’Avenue du Parisis (BIP) à seulement 2 × 1 voie dans le projet de Schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF). Cette rencontre s’est déroulée à la Région le 4 février et il était accompagné de son vice-président délégué Luc Strehaiano (UMP), du député-maire de Sarcelles François Pupponi (PS) et du président de la communauté d’agglomération Val-de-France Didier Vaillant (PS).

Bien évidemment, le président Huchon leur a fait remarquer que cette inscription à 2 × 1 voie + 1 voie TCSP (Transport en commun en site propre) était déjà une position de compromis est qu’il n’était guère possible de revenir dessus. Cela n’empêche pas Luc Strehaiano, dans les réunions de quartier qu’il fait en tant que maire de Soisy, de laisser croire que sa proposition de construire une 2 × 2 voies puis de retirer une voie à la circulation automobile lorsque que le TCSP serait mis en service, a été entendue.

Piège dans lequel il ne faut pas tomber car, bien sûr, qui pourrait croire que, après avoir mis en service 2 voies pour les automobilistes, on pourrait en retirer une pour la réserver au TCSP ? Surtout pour un TSCP vide qui passerait tous les trois quarts d’heure, puisque par exemple il a été comptabilisé que moins de 1.000 des 58.000 actifs de la Communauté d’agglomération de la vallée de Montmorency (Cavam) travaillaient sur le pôle d’emploi de Roissy et que donc ce n’est pas sur cet axe qu’il faut renforcer les transports collectifs.

 

 

Incertitudes sur la pollution du terrain des Fonderies Bernard

Ce jeudi 7 février, le conseil municipal a accordé un montant de 1.500.000 euros aux consorts Filloux pour l’expropriation de leurs terrains rue d’Alembert et avenue du Général-Leclerc sur lesquels se trouvaient les Fonderies Bernard.

Ces terrains étant prévus au plan d’occupation des sols pour la construction d’un espace culturel, les élus de Soisy pour Tous ont voté en faveur de cette délibération. Toutefois, malgré les assurances du maire, il reste de fortes incertitudes sur le niveau de pollution de ces terrains et donc des coûts auxquels va se monter la dépollution.

Mais peut-être que, en cas de mauvaise surprise, cela servira finalement de nouveau prétexte pour retarder la construction de cet espace culturel, qui était déjà promis par     M. Strehaiano dans son programme de 1995, ainsi qu’en 2001 et 2008. Et donc encore en 2014 et peut-être aussi hélas en 2020 et 2026…

 

 

Mobilisation contre le BIP lors des réunions publiques

Cet automne se sont tenues quatre réunions publiques dites « de concertation » dans des communes de la communauté d’agglomération. A chaque fois, de très nombreux citoyens sont venus pour faire part, chacun avec ses mots et ses motivations, de leur opposition à ce projet obsolète.

Pour ma part, je suis intervenu le 25 septembre à Soisy essentiellement pour démontrer qu’il y avait des aménagements possibles pour résoudre les problèmes de circulation sans construire de BIP. Cette intervention est ici : BIP 12.09

Et, le 16 octobre à Groslay, je suis intervenu essentiellement pour dénoncer les mensonges proférés par les responsables du conseil général au sujet des financements possibles. C’est ici : BIP 12.10

 

Le BIP rêvé du maire de Soisy

Lors de son premier mandat de maire de Soisy (1995-2001), Luc Strehaiano était contre le BIP. Lors de son second mandat (2001-2008), il était pour le BIP. Et, depuis le 25 septembre dernier et les propos ambigus qu’il a tenus lors de la réunion publique d’information sur le BIP (devenu avenue du Parisis), on ne savait plus quelle était sa position. Suite aux questions que je lui ai posées, nous avons eu quelques éclaircissements lors du conseil municipal du 20 décembre.

En fait, ce qui l’embête dans le projet du conseil général, ce sont les voies supplémentaires qui ont été ajoutées pour le bus à haut niveau de service (BHNS) ainsi que les pistes cyclables et les voies piétonnes. Si l’on y ajoute les voies de dégagement nécessaires, il considère que le tout occupe une emprise considérable, ce qui n’est pas faux.

Il a donc fait voter une délibération émettant un avis défavorable au projet présenté par le conseil général (ce qui ne manquera pas d’étonner quand on sait qu’il est le n° 2 du conseil général). Mais dans cette délibération, il est dit aussi que « l’avenue du Parisis peut être une chance et une opportunité pour notre commune » et que le conseil municipal « redit sa détermination de rechercher des solutions visant au délestage des voies principales de Soisy-sous-Montmorency par rapport à la circulation de transit amenée par le BIP ».

Des solutions visant à améliorer la fluidité des voies principales de Soisy il en existe, comme celles que j’ai proposées lors de la réunion publique du 25 septembre. Mais, avec les explications verbales qu’il a données, on sait maintenant quel est le BIP dont rêve le maire de Soisy : une 2 × 2 voies sans BHNS et sans circulations douces !

Ne percevant pas le piège, les 4 élus socialistes ont voté pour la délibération avec la majorité de droite, j’ai été le seul à voter contre. Heureusement, dans le même temps à Deuil-la-Barre, c’est toute la gauche (PS-EELV-FDG) qui votait contre une délibération similaire.