Les eaux troubles des prochaines élections municipales

Monsieur Omar Bekare ayant envoyé à des anciens membres de la liste Soisy Respire un mail présentant un certain nombre d’événements de façon complètement déformée, il convient de rétablir, en toute transparence, un certain nombre de faits.

Il déclare qu’il a fait les campagnes municipales de 2008 et 2014 avec Laura Bérot en oubliant de dire qu’en 2008 c’était moi la tête de la liste d’union de la gauche où Laura Bérot n’était qu’en 4e position. Et, s’il était directeur de campagne de Laura Bérot en 2014, pourquoi celle-ci en 2019 est-elle venue trouver, accompagnée de la direction locale du PS, la direction locale d’EELV pour proposer à Catherine David de mener une liste d’union de la gauche alors qu’elle savait qu’Omar Bekare allait présenter sa propre liste ?

Peut-être parce qu’elle savait déjà qu’il était impossible de travailler avec Omar Bekare : pour preuve, trois femmes et un homme qui étaient sur sa liste ont rapidement renoncé à siéger au conseil municipal, le deuxième homme quittant son groupe et se déclarant indépendant. Cinq personnes donc, qui ont renoncé à continuer de le suivre.

Il déclare aussi qu’il a lancé un média en ligne, « LeSoiseen.info » qui revendique aujourd’hui près de 5.000 abonnés sur la commune. Je compatis au désespoir de ces 5.000 abonnés qui, de novembre 2021 à mai 2025, n’ont eu aucun nouvel article dans leur « journal » favori. Ont-ils réclamé le remboursement de leur abonnement ?

Omar Bekare affirme aussi qu’il m’avait contacté en 2020 pour aller ensemble au premier tour. C’est faux. Mais, si cela avait été vrai, j’aurais effectivement refusé parce que je ne peux pas travailler avec quelqu’un qui n’hésite pas, comme il l’a fait en 2013, à caviarder les photos pour réécrire l’histoire.

La suite de son mail où il se donne le beau rôle n’est que le reflet de sa réalité, mais c’est trop gazeux pour pouvoir porter une contradiction. En revanche, alors que quelqu’un lui a visiblement transmis mon mail, il ment quand il dit que je laisse entendre que les anciens de Soisy Respire ont soutenu massivement la démarche de s’allier avec David Corceiro. J’ai écrit : « celles et ceux parmi vous qui ont répondu ont admis qu’effectivement il fallait sans doute en passer par là même si cela n’avait rien d’enthousiasmant ». Cela n’a rien d’un soutien massif.

Je n’ai pas non plus écrit que je voulais « sauver la gauche », mais « pouvons-nous accepter que la gauche soit totalement absente des prochaines élections municipales à Soisy ? » Parce que, si Omar Bekare avait été de gauche, pourquoi le PS serait-il venu nous chercher en 2019 ? Ce Parti socialiste qu’il a quitté après quelques années parce qu’il n’a pas obtenu le poste fédéral qu’il convoitait… Et se réclamer de gauche auprès de certains tout en s’affichant publiquement « sans étiquette », est-ce une façon honnête de faire de la politique ?

Résolument militant écologiste, j’ai toujours défendu l’union de la gauche, de nombreux dirigeants socialistes val-d’oisiens anciens ou actuels comme Didier Arnal, Alain Richard, Rachid Temal ou Romain Eskenazi peuvent en témoigner. Cette volonté s’est hélas souvent heurtée localement à l’ego de certain-es. C’est toujours le cas aujourd’hui, alors que moi cela fait sept ans que je ne revendique plus rien pour moi-même.

Le narratif Strehaiano

Tout comme maintenant on parle du « narratif russe » pour désigner un récit qui inverse totalement les responsabilités, voulant faire passer les agresseurs pour des victimes et les démocrates pour des nazis, on peut maintenant parler du « narratif Strehaiano », tant ses interventions sont de plus en plus éloignées de la réalité des faits.

Ainsi ce jour son discours à l’occasion de l’inauguration du centre culturel : toute honte bue, il a osé déclarer que, si l’ouverture du centre culturel avait pris du retard, c’était la faute de l’opposition ! Alors que si cette ouverture a effectivement été retardée de 2-3 ans à cause des actions en justice d’un seul élu, Omar Bekare, qui ne représente que lui-même et est en total désaccord avec les autres élus d’opposition, que penser des 25 ans de retard du seul fait des promesses non tenues de M. Strehaiano ?

Ces façons de procéder ne servent jamais la démocratie, démocratie qui, aussi bien du fait des agressions extérieures que des effritements intérieurs, n’est jamais un bien définitivement acquis.