Le bio ne doit pas être un argument commercial

Les messages qu’essayent de faire passer les écologistes depuis des années commencent à être entendus, il n’y a quasiment plus aucune publicité — quel que soit le produit à promouvoir — sans une référence à l’écologie. Mais, hélas, ça ne change pas les mauvaises habitudes pour autant, comme le montre l’exemple ci-dessous :

Mettre un bandeau autour de chaque fruit est complètement inutile, cela ne fait que générer une pollution supplémentaire. De plus, faire faire des milliers de kilomètres à un produit entre son lieu de production et son lieu de consommation est une aberration écologique, aux antipodes de l’état d’esprit de ceux qui ont été pionniers dans la production d’une nourriture saine. L’avocat se cultive parfaitement dans le sud de la France, et on a encore plus de plaisir à le consommer quand vient la saison, plutôt que de l’avoir à disposition toute l’année avec un coût énergétique exorbitant.

Un produit bio ce n’est pas seulement un produit qui a été cultivé sans produits chimiques, c’est un produit qui a été cultivé avec le souci de la préservation du vivant sur la planète dans tous ses aspects et donc en supprimant tous les parasites dus à la marchandisation à outrance imposée par le capitalisme. Mais à nous tous aussi, consommateurs, de choisir les bons produits au bon moment !

Le quarteron de généraux fait des petits et le successeur de De Gaulle reste muet…

« Aussi, ceux qui dirigent notre pays doivent impérativement trouver le courage nécessaire à l’éradication de ces dangers. Pour cela, il suffit souvent d’appliquer sans faiblesse des lois qui existent déjà. N’oubliez pas que, comme nous, une grande majorité de nos concitoyens est excédée par vos louvoiements et vos silences coupables. […] Par contre, si rien n’est entrepris, le laxisme continuera à se répandre inexorablement dans la société, provoquant au final une explosion et l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national. »

Ainsi s’expriment dans Valeurs actuelles une vingtaine de généraux à la retraite, et il a fallu quatre jours pour que la ministre des Armées commence à réagir ! Et juste par des tweets plutôt mesurés, alors que la publication d’un tel texte aurait dû faire entamer immédiatement la procédure de radiation de ces militaires à la retraite du cadre de réserve !

Que Marine Le Pen s’empresse de faire des risettes aux séditieux n’est pas le problème, même si on retrouve la même complicité qu’il y a soixante ans entre Le Pen et l’OAS. Non, ce qui est grave, c’est qu’il y a un appel au putsch susceptible de déclencher une guerre civile, et que le pouvoir ne cherche même pas à appliquer les lois contre ceux qui menacent de répandre le terrorisme !

Photo de policiers avec intention de nuire au projet de loi de sécurité globale

Plusieurs stations de métro fermées dont Etoile, impressionnant dispositif policier anti-émeutes déployé dans un large périmètre autour du Trocadéro, fouille systématique des sacs et quelquefois fouille au corps, on peut dire que le sieur Darmanin a le sens de la provocation. Il voudrait faire détester la police par les citoyens qui sont tout simplement venus pour rappeler les valeurs fondamentales de la République qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Au lieu de travailler à développer les bonnes pratiques dans la police nationale, avec son projet de loi il envoie le message comme quoi les bavures (quelquefois explicables) seront encore plus couvertes qu’avant. Comme le rappelaient certaines pancartes, la police doit nous protéger mais, si elle fait mal son travail et qu’il devient interdit de le montrer, qui va nous protéger de la police ?  Honte aux ministres successifs qui n’ont pas su cultiver le mouvement de sympathie éclos naturellement entre les citoyens et la police après les attentats contre Charlie Hebdo et l’hyper cacher !

Bravo aux félicitations

Je n’ai pas souvent l’occasion de me réjouir d’une décision d’Emmanuel Macron, alors je veux saluer celle, très tôt après l’annonce de la victoire des candidats démocrates par les médias américains, d’avoir envoyé un message de félicitations à Joe Biden et Kamala Harris.

En effet, à l’heure où l’attitude de Trump fait craindre des coups de force qui pourraient déboucher sur des situations dramatiques, il est important que tout de suite l’élection de Biden ait été reconnue par la communauté internationale. Cette reconnaissance par la France, par l’Union européenne et le Canada, qui balaye les mensonges de Trump, est de nature à semer le doute parmi ses supporters, à isoler son noyau dur et permettre l’apaisement souhaité par tous ceux qui ont foi en la démocratie. La France contribue à cela, bravo !

Pour continuer ensemble le combat de Samuel Paty

Plutôt que les déclarations ineptes d’un ministre de l’Intérieur ne sachant pas où il habite, il y aurait un moyen fort de lutter contre le fanatisme religieux menant au terrorisme : que chaque commune de France baptise de son nom une école, un collège, une rue, un jardin, montrant ainsi que les valeurs que défendait Samuel Paty avec son enseignement sont celles du pays tout entier. Quelle place pourrait trouver un apprenti jihadiste ainsi encerclé de ce fort symbole ?

Mais ce n’est évidemment pas suffisant : comme l’a souligné le représentant de la FCPE lors de l’hommage rendu le 19 octobre sur le parvis de la préfecture de Cergy, l’assassin avait 18 ans et les autres qui sont passés à l’acte meurtrier étaient également très jeunes. « Mais comment a-t-on pu en arriver là ? Comment des jeunes peuvent-ils aujourd’hui commettre de tels actes ? La jeunesse n’a pas besoin qu’on lui explique que la société actuelle est dure, injuste, en particulier contre elle. Elle le sent, elle le voit, elle le vit. Mais depuis des décennies, la société transmet aux jeunes les valeurs de l’individualisme, de la démerde pour s’en sortir, quitte à écraser les autres. Le fanatisme religieux n’est qu’une expression de cet individualisme. »

Notre responsabilité de citoyen est aujourd’hui est de remettre en avant les valeurs collectives, de redonner espoir à la jeunesse. Cela doit commencer par cesser de diminuer les moyens octroyés à l’Éducation nationale et remettre dans les établissements les moyens humains qui font cruellement défaut aujourd’hui : enseignants, surveillants, infirmières, personnel technique, et que ceux-ci soient réellement soutenus par l’institution qui a trop souvent tendance à laisser faire.

Et, avec nos jeunes, ouvrons nos livres d’histoire, pour comprendre notre monde et voir comment certains jeunes se sont mobilisés, de tout temps et en tous lieux, pour rendre ce monde meilleur et plus juste. Ensemble, nous verrons tout de suite que ce n’était pas lors des croisades…

Bonjour Big Brother

Hier j’ai reçu sur mon portable un texto de « Gouv.fr » pour me dire que je devais impérativement respecter les règles strictes annoncées par le président de la République. Pourtant, je n’ai jamais donné mon numéro de téléphone portable à monsieur Gouv.fr. Donc il se les ait procuré autrement. Comment ? Je ne sais pas. Mais cela n’empêche pas monsieur Gouv.fr, du haut des ondes où il est tapi, de me dire ce que je dois faire et moi je n’ai aucun moyen de lui répondre.

Sympa, il me dit que j’ai le droit de sortir pour mes courses essentielles. Ah, mais quelles sont les courses essentielles ? Celles pour se nourrir bien sûr, et pour se soigner. Donc je peux aller à la supérette du coin. Mais oserai-je aller jusqu’au marchand de journaux 30 mètres plus loin pour acheter Libération ? Parce que à la supérette ils vendaient bien le Parisien, mais moi c’est Libération que je voulais. Ai-je le droit de préférer Libération au Parisien ?

Si j’ose, ne va-t-il pas y avoir une caméra de vidéosurveillance à reconnaissance faciale qui va me repérer, transmettre ça à monsieur Gouv.fr qui va me prélever d’office 135 euros d’amende sur mon compte bancaire alors que moi je n’avais donné mon numéro de compte que pour payer mes impôts ? Non, peut-être pas cette fois-ci mais à la prochaine crise, quelle que soit sa nature, c’est sûr on n’y coupe pas.

 

Vivent les scientifiques !

La communication gouvernementale s’appuie beaucoup, et même insiste lourdement, sur les avis des scientifiques pour justifier toutes les mesures qu’il prend pour faire face au coronavirus. Or les scientifiques, en bons hommes de science qu’ils sont, font surtout part de leur ignorance quant au degré possible de contamination vu le manque de données en leur possession. Et, en bons citoyens, ils déclarent surtout que, vu la grande incertitude, il convient d’appliquer le principe de précaution et de privilégier les mesures préventives.

Fort bien. Mais pourquoi donc le gouvernement n’applique jamais le principe de précaution aux autres domaines dans lesquels les scientifiques et les écologistes tirent la sonnette d’alarme depuis des lustres, comme par exemple l’utilisation des pesticides ? Il n’est quand même pas possible que ce soit pour protéger les intérêts financiers des multinationales de la chimie ? Alors ?

Coronaquoi ?

Quelle aubaine pour le gouvernement Macron que ce coronavirus ! Dans tous les médias on ne parle plus que de ça, sous tous les angles possibles et imaginables, pendant ce temps-là on est sûrs qu’ils ne parleront pas du réchauffement climatique (de plus en plus sensible) ou du 49-3. On interdit les manifestations sportives, les manifestations culturelles et, bien sûr, les manifestations politiques, mais il ne faut surtout pas empêcher les gens de travailler. Et aucun problème non plus qu’ils continuent à être serrés comme des sardines dans le métro, lieu confiné par excellence.

C’est bien la preuve que ce gouvernement se moque comme d’une guigne de notre santé parce que, si c’était le cas, il interdirait évidemment d’abord le métro. Mais si les gens ne vont plus travailler, ça mettrait à mal l’économie, et ça serait bien plus grave pour les gouvernants que quelques dizaines de morts dans un pays qui en connaît de toutes façons 1.600 par jour — 587.000 par an — en temps ordinaire.

Le principal mal de la planète ne serait-il pas finalement l’économie, qui détruit aussi bien la nature que les hommes ?

Le B.A. BA de la démocratie par-dessus bord

Le principe de fonctionnement de la démocratie c’est que des individus égaux entre eux choisissent un certain nombre d’entre eux pour administrer les affaires de la communauté. Mais, avec les dernières révélations d’associations comme Anticor, on voit bien que M. Jean-Paul Delevoye n’est pas l’égal des personnes dont il prétend déterminer leurs droits à la retraite.

Indépendamment de l’illégalité de sa situation et de ses divers cumuls emploi-retraite tranquille-Mimile, en quoi ce monsieur qui touche 5.300 euros nets par mois pour la présidence d’honneur d’une association de réflexion — boulot qui, s’il n’est pas fictif, ne doit pas être très éreintant — est-il qualifié pour juger de la pénibilité de tous ceux qui n’ont qu’un salaire de 2.000 euros pour vivre ? Il n’est assurément pas des nôtres. Et donc, si c’est ce monsieur et ses copains qui décident de notre sort, on n’est plus en démocratie.

La seule solution digne maintenant c’est que ce monsieur soit renvoyé à sa niche dorée, que son plan soit retiré et que le gouvernement se mette vraiment à discuter avec les partenaires sociaux.

C’est au gouvernement de faire demi-tour, pas à la manif !

Cette manif pour le climat promettait d’être au moins aussi belle que les précédentes, avec de plus en plus de jeunes qui savent trouver de nouveaux slogans inventifs, humoristiques ou poétiques. Mais, à peine une heure après le départ, j’ai assisté à quelque chose que je n’avais jamais vu : le cortège de la manifestation faisait demi-tour !

La raison en était que les forces de police tiraient des grenades lacrymogènes sur des casseurs qui étaient devant la tête du cortège, mais qui ont surtout atteint les manifestants pacifiques ! Comment se fait-il que, avec toutes les forces déployées — gendarmes mobiles, CRS, policiers en civil, motards matraqueurs —, la police ne soit pas en mesure de contrôler quelques dizaines de casseurs autrement qu’en lançant des lacrymos sur des manifestants bon-enfants ? Quel cynisme, quelle incompétence !

Nous avons donc jugé que le plus sage était de faire demi-tour pour revenir vers la place Edmond-Rostand. Mais, là, surprise, alors qu’ils n’étaient pas là au départ, d’importantes forces de police étaient présentes. Et, sous la pression du cortège qui fuyait les affrontements, tout naturellement nous avons voulu redescendre le boulevard Saint-Michel ou s’échapper par la rue de Médicis.

Mais, tout à coup, un ordre est donné aux gendarmes, qui n’étaient pas encore casqués, d’empêcher les manifestants de passer, déclenchant un début de mouvement de panique. Heureusement, la plupart des gendarmes — à part quelques gros bras qui devaient vouloir faire du zèle — n’ont pu se résoudre à obéir à un ordre aussi imbécile et, tout en faisant quelques mouvements de bras, de fait laissaient passer les gens. Je salue ces gendarmes mobiles qui ont le bon sens et le courage de ne pas obéir à un ordre aussi débile que criminel. Mais quel est le gradé qui est responsable de telles fautes ?

De nombreux manifestants sont restés bloqués pendant longtemps sans qu’on comprenne pourquoi, jusqu’à ce qu’un énarque quelconque se rende compte que cela n’avait aucun sens et que toutes les unités fichent le camp toutes sirènes hurlantes. Mais qui n’a permis qu’une bien triste fin de manif.

Les manifestants ont su faire demi-tour quand la situation l’exigeait. Aujourd’hui la situation est telle qu’elle exige que le gouvernement fasse prendre immédiatement un demi-tour à sa politique. En aura-t-il le courage ?