Presse municipale : encore un exemple de la gestion désastreuse du maire

Soisy est certainement une des rares communes de France à publier deux journaux municipaux. La raison non avouée est qu’à l’origine cela permettait au maire de se dispenser de l’obligation de réserver un emplacement pour l’expression des élus minoritaires dans Soisy Infos qui paraissait tous les mois en arguant qu’ils pouvaient s’exprimer dans Soisy Magazine théoriquement trimestriel mais qui souvent ne paraissait que deux fois dans l’année.

Jusqu’au moment où le tribunal administratif a remis bon ordre et a obligé Luc Strehaiano à respecter la loi, c’est-à-dire à réserver un emplacement pour l’expression des élus minoritaires dans Soisy Infos.

Bien que d’une utilité douteuse, cela pouvait encore avoir un sens quand ces deux publications sont diffusées à des moments différents. Mais, le 15 juillet, les Soiséens ont eu la surprise de trouver les deux journaux en même temps dans leur boîte aux lettres ! Mauvaise gestion du timing donc, ce qui pourrait être pardonnable, mais surtout mauvaise gestion des finances communales puisque le désir d’information de la mairie coûte deux fois plus cher au budget municipal.

On a souvent tendance à croire que, au moins, la droite gère bien les finances. Mais à Soisy on a un exemple du contraire !

Si les sortants arrêtaient les mensonges, il y aurait peut-être moins d’abstentions aux élections

En général Luc Strehaiano sort un tract insultant ses adversaires le dernier jour de campagne avant les élections, leur ôtant toute possibilité de réponse.

Aujourd’hui, comme il l’a fait lors de sa première élection en 1995, il sort le dernier jour un tract pour tromper les électeurs.

Alors qu’il a écrit un texte avec Aziza Philippon disant « Nous sommes donc partisans de continuer l’étude de la réalisation de l’avenue du Parisis », il distribue, au moins à Montmorency, un tract voulant faire croire qu’il est contre le BIP, s’abritant derrière le fait que l’autre membre de son binôme participait à une liste qui était contre. Mais, entre la nouvelle venue et celui qui est premier vice-président du conseil départemental depuis des lustres et qui a toujours été pour le BIP, lequel va l’emporter ?

Avec de telles méthodes, il ne faudra plus s’étonner ensuite que les électeurs se détournent des urnes !

De la constance dans les convictions

Madame Aziza Philippon était candidate l’année dernière aux élections municipales sur la liste de Maxime Thory qui écrivait : « Nous sommes opposés au projet du BIP, qui couperait Montmorency en deux et serait source de fortes nuisances pour les Montmorencéens ».

Aujourd’hui candidate aux élections départementales en binôme avec Luc Strehaiano, elle signe un courrier où elle déclare : « Nous sommes donc partisans de continuer l’étude de la réalisation de l’avenue du Parisis ».

Comment voulez-vous que les citoyens aient ensuite confiance dans la représentation politique ?

Une étape de plus dans la déshumanisation franchie par Luc Strehaiano

Alors qu’il est incapable de fournir la moindre donnée chiffrée sur l’efficacité de sa vidéosurveillance, Luc Strehaiano en a rajouté une couche au conseil municipal du jeudi 20 mai en faisant voter par sa majorité et le reste de la droite le principe de la vidéoverbalisation avenue du Général-de-Gaulle. Cela veut dire que, si par exemple vous vous arrêtez sur un bateau pour mettre une lettre à la poste, un fonctionnaire depuis sa cabine de contrôle pourra vous mettre une prune que vous recevrez quelque temps plus tard par courrier.

Alors qu’il serait tellement plus efficace — aussi bien pour le stationnement que pour les autres problèmes — que ce fonctionnaire soit tout simplement présent dans cette avenue du Général-de-Gaulle ! La simple présence d’un uniforme est dissuasive et, si besoin, on s’explique entre êtres humains. Mais non, au lieu de tenter de régler les problèmes à la source, Luc Strehaiano préfère sanctionner de façon invisible, contribuant à rendre notre société de plus en plus violente.

Seule Catherine David, élue de la liste Soisy Respire, a voté contre cette escalade dans la déshumanisation de notre société.

Vingt ans après…

Vingt ans après, et même plutôt vingt-six ans après les premières promesses de Luc Strehaiano, l’espace culturel commence enfin à sortir de terre. La construction de cet espace culturel faisait partie des promesses de campagne pour les élections municipales du candidat Luc Strehaiano en 1995, puis de nouveau en 2001, puis encore en 2008 et en 2014, et puis enfin en 2020. Maintenant que le chantier a commencé, on peut espérer que ce lieu de rencontres au service des Soiséens ouvrira réellement ses portes au cours du cinquième mandat de celui qui n’a pas besoin de tenir ses promesses pour être réélu, même s’il ne s’en est fallu que d’un cheveu la dernière fois…

On pourrait voir dans ce triste exemple un argument pour ne pas limiter les mandats dans le temps comme le réclament les citoyens qui sont réellement soucieux de la vivacité de la démocratie. Pourtant, si cette préconisation avait été appliquée, l’espace culturel aurait pu nous offrir plein de belles choses bien avant la pandémie !

La grande illusion du budget participatif

Après vingt-cinq ans de mandat, M. Strehaiano se dit que ça serait bien de mettre un peu plus de démocratie dans la gestion de la ville, et il a attrapé au vol l’idée qui est à la mode depuis déjà plusieurs années, le budget participatif !

Mais c’est vraiment pour amuser la galerie : sur un budget municipal de plus de 38 millions d’euros, il y a 100.000 euros réservés aux projets des Soiséens. C’est-à-dire que cette démocratie annoncée à grands cris s’exerce à hauteur de 0,26 % ! Les Soiséens apprécieront… Et encore, après il faut que ça passe par le filtre des services municipaux ! Que va-t-il rester au bout du compte ?

La démocratie ce n’est pas amuser les citoyennes et les citoyens avec des hochets. La démocratie c’est que la population soit réellement associée aux projets structurants , en matière d’urbanisme par exemple. Mais, quand il s’est agi de déplacer l’école maternelle Emile-Roux il y a vingt ans, M. Strehaiano n’a tenu aucun compte de l’avis des parents d’élèves, il a décidé tout seul.

La signalisation fantasque des rues de Soisy

Voici ce que l’on peut trouver à l’entrée de la rue des Fosseaux, petite rue donnant sur la rue d’Eaubonne…

Effectivement, cette rue est en impasse pour les voitures depuis l’apparition du lotissement Bréguet au siècle dernier, il est donc normal que cela soit signalé. Mais pourquoi « sauf riverains » ? La rue est en impasse aussi bien pour les riverains que pour les autres ! Cette mention aurait un sens avec un panneau de sens interdit : sens interdit sauf riverains. N’y avait-il donc pas le stock de panneaux nécessaires dans les réserves ?

Ce manque de rigueur dans la signalisation routière est hélas bien à l’image de la politique municipale souvent empêtrée dans la contradiction entre ce que l’époque nécessite de faire et la compréhension que Luc Strehaiano a du monde d’aujourd’hui.

Les réglementations inapplicables du maire de Soisy

Incapable d’avoir une vision globale de l’organisation des déplacements dans sa ville, Luc Strehaiano ne fait que céder aux modes et à diverses pressions, jusqu’à former un ensemble absurde, satisfaisant ni pour les piétons, ni pour les cyclistes, ni pour les automobilistes.

Ainsi croyant répondre à la pétition des riverains qui réclamaient à juste titre une diminution de la vitesse rue de Montmorency, il a apposé des panneaux limitant la vitesse à 30 (alors que cette même départementale est limitée à 50 à Montmorency) avec un feu se mettant automatiquement au rouge si cette vitesse n’est pas respectée.

Sauf que 30 sur cet axe c’est ridicule voire dangereux — on a assisté à plus de dépassements irréfléchis qu’auparavant — et, cédant à d’autres pressions, le feu rouge maintenant ne se déclenche plus à 30 mais à sensiblement plus de 40.

Ne sachant prendre les bonnes dispositions, il biaise… Laissant s’installer un peu plus dans l’esprit des citoyens qu’il faut prendre des libertés avec les lois quand elles sont mauvaises. Ce qui hélas, à tous niveaux, est de plus en plus fréquent.

Il y avait pourtant des solutions simples : en plus du panneau de rappel de priorité à droite, matérialiser les passages piétons à chaque intersection, marquant bien le fait qu’on est en ville et qu’il faut avoir le pied léger.

Une avenue Gavignot toute neuve mais pas aux normes !

Les Soiséens qui sont rentrés de vacances ont pu découvrir une portion d’avenue Gavignot toute neuve, la chaussée et les trottoirs ayant été refaits pendant le mois de juillet. Mais, à part le bitume neuf, cela n’entraîne aucune amélioration pour les usagers : en effet le croisement de véhicules, en particulier avec les bus, est toujours aussi délicat et, surtout, il n’y a rien eu de prévu pour les vélos !

Pourtant, depuis la loi sur l’air du 30 décembre 1996 initiée par Corinne Lepage, il est obligatoire, quand sont faits des travaux de voirie, de prévoir les espaces nécessaires pour les circulations douces, en particulier des pistes ou des bandes cyclables. Une fois encore, en toute conscience, la loi est bafouée par le maire de Soisy.

On savait depuis longtemps que Luc Strehaiano n’avait aucune conscience écologique, mais on était au moins en droit d’attendre qu’il respecte la loi. Or ce n’est même pas le cas…

 

Adieu eau, héron et petits canards

D’une certaine façon j’ai été bien inspiré, au moment de la création de mon blog, de choisir en image de la page d’accueil une photo du plan d’eau du parc du Val-Ombreux, parce que aujourd’hui cela n’existe plus et ne reviendra jamais.

En effet, après plusieurs années de divers votes modificatifs au sujet du financement de la rénovation de ce parc urbain sans qu’il se passe quoi que soit, brusquement fin novembre ce parc s’est vu entouré de barrières provisoires et plusieurs dizaines d’arbres ont été abattus. Pour faire quoi ? Lorsque le sujet était évoqué en conseil municipal, nous n’avions que des réponses floues et évolutives sur des études menées par des prestataires extérieurs. Et, au moment où démarrent les travaux, on apprend que le plan d’eau a été supprimé, pour des raisons d’économies sans doute.

Pourtant un plan d’eau dans un parc, peuplé éventuellement de quelques palmipèdes, ça change complètement sa physionomie et l’attrait qu’il exerce, en particulier sur les enfants. Mais, dans le secret de bureaux confinés et sans la moindre consultation de la population, le maire de Soisy a choisi de déshumaniser un peu plus notre ville…