Premier conseil municipal, la parité déjà mise à mal

Jamais on n’avait vu foule aussi nombreuse dans le public, ce vendredi 27 mars, pour l’installation d’un nouveau conseil municipal. Il faut dire que c’était la première fois, depuis plus de trente ans, que l’on s’apprêtait à découvrir le visage d’un nouveau maire.

Les 26 premiers de la liste de Nicolas Naudet étaient présents ou représentés, les 6 premiers de la liste de Luc Strehaiano étaient présents, le seul élu de la liste de David Corceiro était là. Une seule liste n’était pas représentée par les deux premiers du bulletin de vote, celle d’Omar Bekare : pour des raisons inconnues, la deuxième de sa liste, Chantal Louison, n’a pas souhaité siéger et a donc cédé sa place au troisième, Alexandre Amédéo. L’esprit de la loi est contourné avec deux hommes pour représenter le groupe Soisy Ensemble, déséquilibrant également l’ensemble du conseil municipal avec 18 hommes pour 15 femmes.

Fort logiquement, Nicolas Naudet a été élu par 24 voix et 9 bulletins blancs. Dans son discours de remerciement il a naturellement dit qu’il serait le maire de tous les Soiséens, mais il a aussi eu des mots pour saluer l’action de son prédécesseur. On peut dire que c’est de la courtoisie républicaine toujours bonne à prendre dans un monde de plus en plus violent, mais on peut aussi noter que c’est largement contradictoire avec ce qu’il disait dans ses documents de campagne…

Le deuxième point de l’ordre du jour était la fixation du nombre d’adjoints au maire, Nicolas Naudet a choisi le nombre maximal autorisé, 9. Luc Strehaiano, qui en son temps avait choisi le nombre minimal, 6, a simplement déclaré que le nombre d’adjoints dépendait de l’organisation générale choisie et que, en tant qu’élu minoritaire, il n’avait pas à intervenir là-dessus. Ensuite David Corceiro a, hélas, fait une déclaration qui ne répondait pas du tout à la problématique posée.

Venait ensuite l’élection des adjoints. Nicolas Naudet les a choisis dans l’ordre de sa liste, à une notable exception près : Marie-Paule Lemoine, qui était deuxième et aurait donc dû être première adjointe, a vu passer devant elle Jean-Philippe Deluchey, avec pour effet secondaire que le bureau municipal est de ce fait composé de 6 hommes et seulement 4 femmes ! Alors qu’il y aurait dû avoir 9 bulletins blancs pour cette élection comme pour les précédentes, il n’y en a eu que 7. Est-ce pour approuver cette non-parité que deux membres de l’opposition ont voté pour cette liste ?

Ces pratiques anti-féministes ne sont pas pour nous rassurer quant au fonctionnement futur de ce conseil municipal. Quant à la surprenante initiative, jamais vue, de faire chanter la Marseillaise à toute la salle à la fin du conseil, on peut se demander quelle en est la signification.

Post-vote

Entre les deux tours j’ai publié un article comme quoi, malgré la peu réjouissante situation, il était encore possible de mettre fin à tous les cumuls de Luc Strehaiano, ce qui conduisait à voter pour Nicolas Naudet. Peu après j’ai appris que celui-ci était soutenu par le Rassemblement national (que je croyais absent de Soisy depuis le retrait de Philippe Lacombe), et ceci a évidemment été un facteur bloquant pour moi et du coup j’ai voté pour David Corceiro.

Pour autant, est-ce que le soutien du Rassemblement national veut forcément dire que Nicolas Naudet est encore plus à droite que Luc Strehaiano ? Maintenant qu’il est élu, nous allons juger sur pièces, sans complaisance.

Mettre fin à tous les cumuls

Que quelqu’un détienne une même responsabilité politique pendant plus de 30 ans, même si c’est la meilleure des personnes, ce n’est jamais bon pour la démocratie. Luc Strehaiano est maire de Soisy depuis 1995 et occupe de nombreuses autres fonctions : président de la communauté d’agglomération, premier vice-président du conseil départemental et il se retrouve également à la tête de plusieurs syndicats, autre cumul malsain.

Pour la première fois depuis longtemps, il n’a pas été réélu dès le premier tour. 34 %, ce n’est pas très glorieux pour un maire sortant. Mais, avec le maintien de trois autres listes au second tour, il risque de repasser encore, même si c’est avec une majorité très relative.

Avec 15 %, Omar Bekare a perdu plus de 3 points par rapport à son score de 2020 et David Corceiro plus de 4 points. Malgré tout, l’un comme l’autre continuent de tenir un discours comme quoi ils seraient en capacité de battre le maire sortant. Cette façon de prendre les électeurs pour des imbéciles avec des propos trompeurs est insupportable.

La seule façon de mettre fin à tous les cumuls de Luc Strehaiano, c’est de voter pour Nicolas Naudet, qui a obtenu un très honorable 27 %. Alors certes voter pour un candidat de droite n’est pas quelque chose de naturel pour moi — mais il y a déjà eu le vote Chirac en 2002 pour contrer Le Pen —, malgré tout ce sera mon choix le 22 mars.

Alors, certes, il ne mènera pas une politique qui me conviendra mais sa victoire sera quand même une bonne chose pour la démocratie et au moins il mettra fin aux sens interdits aberrants mis en place par Luc Strehaiano. Quand un maire se met à agir pour satisfaire ses lubies personnelles contre l’intérêt général, il est grand temps de l’envoyer à la retraite.

La plus triste des élections municipales

Cinq listes à ces élections municipales de mars 2026 et pas une seule pour porter les valeurs de la gauche ! Tragique situation dans laquelle j’ai sans doute une part de responsabilité, mais la faute principale vient quand même des comportements erratiques du Parti socialiste depuis plus de trente ans. Ce triste constat fait il faut bien choisir, une abstention ou un vote blanc n’apporterait rien de positif.

J’élimine tout de suite les deux candidats de droite, Luc Strehaiano et Nicolas Naudet, tout en leur reconnaissant le mérite de ne pas se cacher derrière leur petit doigt. J’ai plus de respect pour des acteurs politiques qui ont des convictions très différentes des miennes que pour ceux qui vont se comporter en électrons libres sans ligne directrice affichée et assumée.

Omar Bekare, dont les pratiques sont un danger pour notre société démocratique, est évidemment à écarter de la façon la plus énergique. En piste il y a aussi David Corceiro, qui a des qualités, mais pas celles qu’il faut pour être maire. Alors il ne reste plus qu’Aylan Belili auquel, à part sa trouble ambition, on ne peut encore rien reprocher de concret. Ce sera mon choix du 15 mars.

En arrière, la musique !

Nous connaissions tous depuis longtemps le peu d’appétence de Luc Strehaiano pour tout ce qui touche à la culture, une des raisons pour lesquelles il a mis trente ans pour tenir sa promesse de construction d’un espace culturel à Soisy.

Sinon, comment expliquer que, dans le dernier numéro de Côté Soisy largement consacré au Trèfle et l’ancienne salle des fêtes, il ne soit nulle part mentionné la part qu’a prise l’école de musique et de danse (Ecmudath) à l’animation culturelle ces dernières décennies ? Pourquoi, entre autres, tous les Festivals de la voix qui faisaient la fierté de la ville ont-ils été délibérément effacés ?

Monsieur le Maire aurait-il, en plus, une aversion particulière pour la musique ? (A part celle qui marche au pas, comme chantait Georges Brassens dont la salle municipale va bientôt disparaître.) Ou est-ce une vengeance contre cette école qui, à son goût, a toujours coûté trop cher ?

Le narratif Strehaiano

Tout comme maintenant on parle du « narratif russe » pour désigner un récit qui inverse totalement les responsabilités, voulant faire passer les agresseurs pour des victimes et les démocrates pour des nazis, on peut maintenant parler du « narratif Strehaiano », tant ses interventions sont de plus en plus éloignées de la réalité des faits.

Ainsi ce jour son discours à l’occasion de l’inauguration du centre culturel : toute honte bue, il a osé déclarer que, si l’ouverture du centre culturel avait pris du retard, c’était la faute de l’opposition ! Alors que si cette ouverture a effectivement été retardée de 2-3 ans à cause des actions en justice d’un seul élu, Omar Bekare, qui ne représente que lui-même et est en total désaccord avec les autres élus d’opposition, que penser des 25 ans de retard du seul fait des promesses non tenues de M. Strehaiano ?

Ces façons de procéder ne servent jamais la démocratie, démocratie qui, aussi bien du fait des agressions extérieures que des effritements intérieurs, n’est jamais un bien définitivement acquis.

Faire semblant est pire que de ne rien faire

L’événement que l’on vient de me rapporter confirme ce qui devrait être une évidence pour tout le monde : décréter que les vélos peuvent rouler à contresens des voitures sans mettre en place les infrastructures appropriées, c’est mettre les cyclistes en danger.

Depuis 28 ans qu’il est à la mairie, M. Strehaiano n’a procédé à aucun aménagement cyclable et brusquement, parce que c’est devenu à la mode et que d’autres villes font de réels efforts en la matière, le maire prend conscience qu’il ne peut pas rester délibérément à l’écart. Mais, comme il ne veut pas que ça lui coûte, il fait semblant : il se contente de mettre des pictogrammes un peu n’importe comment dans certaines rues mais sans rien modifier à la voirie. Oui, je le dis sans hésiter : le maire de Soisy sera responsable de l’accident qui, hélas, ne manquera pas d’arriver.

Rue Jean-Mermoz

Les feux d’artifice, un plaisir d’un autre temps

Ce samedi 9 septembre, pour la quinzième fois, l’hippodrome de Soisy-Enghien a encore la mauvaise idée de nous infliger un festival du feu d’artifice, qui n’intéressera qu’un public très particulier puisque, contrairement aux feux festifs style 14-juillet qui sont gratuits, celui-ci est payant.

A l’heure où les problèmes liés aux pollutions sont dans tous les discours, organiser un tel festival relève de la provocation : les particules fines rejetées dans l’air, le CO2 émis sont, sur la durée du spectacle, bien supérieurs à ceux émis par la circulation automobile ; les métaux utilisés pour donner les couleurs provoquent des inflammations pulmonaires et, sur la durée, entraînent une importante pollution des sols et des rivières.

En attendant que des mesures soient prises au niveau européen ou national pour réduire drastiquement ce genre de spectacle, que fait le maire de Soisy pour protéger sa ville et ses habitants de tous ces effets nocifs ?

L’impossible, le possible et le bien tard

Lors du conseil municipal du 6 novembre 2014, j’avais fait part de l’intérêt qu’il y avait à créer un contresens cyclable chemin du Parc. Le 23 juin 2016, il m’a été répondu que ce n’était « pas envisageable ».

Par quel miracle ce qui n’était pas envisageable il y a six ans est devenu faisable aujourd’hui ? Toujours est-il que les services techniques viennent d’installer ce panneau en bas du chemin du Parc.

Sur ce sujet comme sur bien d’autres, même si ça fait plaisir quelque part, il est particulièrement désespérant pour nous écologistes de constater que ce que nous pensions bon pour la planète et ses habitants finit par se faire. Mais tous ces retards à l’allumage risquent de nous coûter très cher. Pour notre petite ville de Soisy-sous-Montmorency, cela confirme ce que nous savions déjà comme quoi Luc Strehaiano, à part pour les problèmes de sécurité pour lesquels il a tout faux, ne fait que suivre le discours ambiant. Mais ce n’est pas ça que nous attendons des élus.

Les mauvais procédés du maire de Soisy

Dans les quartiers frontaliers avec Montmorency, nous venons de découvrir des panneaux « modification des règles de circulation ». Concrètement, la rue des Molléons, jusqu’ici à double sens, a été mise en sens unique, mais d’une façon que n’importe quel observateur impartial qualifierait d’absurde. En effet, quand on débouche de la rue du Chat on peut tourner comme avant soit à droite soit à gauche mais en étant sûr de ne rencontrer personne en face puisque les sens interdits ont été inversés, de façon à ce que personne ne puisse parcourir la rue des Molléons sur toute sa longueur, que ce soit dans un sens ou dans l’autre.

Pourquoi une telle décision, prise de façon discrétionnaire par le maire ? Pour empêcher les Montmorencéens de rejoindre la D928, les obliger à emprunter d’autres itinéraires de préférence sur Montmorency (mais pas uniquement) et ainsi faire croire que la prolongation de l’Avenue du Parisis (BIP) est indispensable et obliger le maire de Montmorency, qui s’est prononcé contre cette infrastructure d’un autre âge, à changer d’avis.

Ajoutons que la mise en sens unique de la rue des Fanaudes procède du même raisonnement, mais que celle-ci impacte aussi négativement de nombreux Soiséens. L’utilisation de ses pouvoirs par le maire de Soisy au profit de ses fantasmes personnels au détriment de l’intérêt général est inqualifiable.