On voit partout sur les chaînes d’info et les chaînes grand public des images de vitrines saccagées, de voitures en feu, de rues dévastées avec des commentaires de journalistes qui ne disent pas grand-chose de la réalité de la situation et ensuite des propos indignés de diverses personnes bien habillées qui glosent sur la violence et qui poussent même le cynisme jusqu’à déclarer que ces violences desservent la « juste cause » des lycéens.
Mais d’où vient cette violence ? La première violence est celle de l’État qui ne fait que travailler à dégrader les conditions d’existence de la majorité de la population au profit d’une infime minorité. La deuxième violence vient effectivement de quelques bandes de casseurs qui, depuis toujours, profitent des mouvements de masse pour se livrer au « plaisir » du pillage et de la baston.
Mais on a vu aussi des mouvements de masse où il ne passait rien de tel. Parce que, jusqu’à récemment, on avait une police compétente qui savait très bien isoler et neutraliser ces bandes et donc il n’y avait aucun spectacle de désolation à filmer et à montrer à la télévision. Mais comme ça arrange le pouvoir de montrer des images effrayantes pour détourner l’attention des problèmes de fond, et bien il donne les consignes pour que ça se passe mal.
Ce n’est pas tout à fait nouveau, le ministre Darmanin en avait déjà fait une sanglante démonstration à Sainte-Soline. Ce qui est nouveau c’est que les « forces de l’ordre » envoyées sur le terrain ne sont plus des gardiens de la paix mais des amateurs de bagarres pour qui toutes les cibles sont bonnes à prendre, de l’adolescent à terre à l’élu auquel on arrache son écharpe tricolore.
C’est l’exécutif en place qui autorise ces horreurs. Mes chers compatriotes, n’ayons plus peur de l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir : elle y est déjà.
